20e année - N°805 - 25 juillet 2022

Balicco

Tourisme

Parme. Le jambon comme un art

Image Le prosciutto di Parma, autant qu'une appellation d'origine protégée, est l'un des symboles du savoir-faire artisanal de la région de Parme et de son dynamisme industriel et culturel.

SEIGNEUR.
À Parme, le jambon n'est peut-être pas une affaire d'état, mais il y ressemble fort. Que de soins et d'engagement avant de mériter le tampon de la couronne ducale à cinq pointes apposé sur la cuisse d'un cochon élevé dans onze régions du centre et du nord de l'Italie et traité en roi dans l'un des douze villages de l'appellation d'origine protégée !
 
parme_maitre_saleur.jpgLe maître saleur de Slega à l’ouvrage


Un terroir, au vent sec descendant des Apennins, en route vers la mer, un gardien du temple et de ses tables de la loi, le Consorzio del Prosciutto di Parma, et vogue le produit au gras souverain et à l'équilibre strict. Un seigneur du goût, contrôlé par le maître saleur, « maître de chais » à l'œil exercé, fin manipulateur dont l'aiguille en os de cheval est l'arme absolue pour en mesurer la saveur et la droiture sanitaire. C'est ainsi qu'une valeureuse bête devient un violon sensible et goûteux. Un grand cru.
Le jambon de Parme, comme le parmiggiano reggiano, son frère d'appellation contrôlée aux meules de grand apparat, est autant un seigneur qu'un acteur, objet de mille soins. De l'un comme de l'autre, il faudra évacuer l'eau, pour eux jouer avec le sel - uniquement - et affiner en stratège. Pour le premier, faire que la déshydratation soit un calcul exact autant qu'un acte d'amour.
parme_couronne_ducale.jpgAlors, seulement, affiné 24 ou 30 mois (il peut se bonifier jusqu'à 36 mois) dans ses caves-cathédrales, riche de sa «ligne» de gras d'au moins 2 cm, reposé, massé, lavé, séché, recouvert du saindoux protecteur, ayant mérité sa couronne ducale apposée au fer rouge sur la couenne, son ultime passeport de traçabilité, le jambon peut, enfin, devenir plaisir et sentiment.



La couronne ducale

Culture, goût et Renaissance

Mais si le jambon est roi, il ne faut pas oublier combien il doit à Parme la médiévale, l'aristocrate, la romantique. Entre Milan et Bologne, elle n'est que culture et indépendance, capitale agro-alimentaire de l'Emilie-Romagne à l'esprit érudit et subtil. Les cuisses de cochons, telles des violons et les meules de l'or blanc, mais aussi Barilla, Parmalat, Mutti, Gresci (tomates), Rizzoli (anchois), sans oublier le vinaigre balsamique, l'or de Modène et de Reggio, si proches (30 Km), les champignons de Borgotaro, le saucisson de Felino... sont les signes extérieurs de son dynamisme économique. Mais il y a, d'abord, l'art, l'histoire, le patrimoine. À Parme, cette trilogie vaut passeport culturel. Si le jambon est un trésor, il en est bien d'autres qui font la richesse, la fierté et la séduction de la ville aux quinze théâtres.

parme_cathedrale.jpgLa cathédrale, le dôme et le baptistère


Parme, ville d'art et d'émotion.
Le baptistère en marbre rose et blanc de Vérone, merveilleuse traduction de la transition entre art roman et art gothique, est une perfection à l'italienne ; le Duomo et la cathédrale, un chef-d'œuvre de l'art roman de la plaine du Pô, avec sa coupole à fresque signée du Corrège ; le palais et le jardin ducal, l'un des plus beaux parcs historiques d'Italie ; le palais Farnèse et son théâtre magique en bois de pin, reconstitué après sa destruction en 1944, symbole, au cœur du Palais de la Pilota (XVIIe), de la mégalomanie des Farnèse. Sans oublier Santa Maria della Steccata, et ses œuvres signées de maîtres de la Renaissance comme Francesco Mazzola, dit «Parmigianino», Anselmi ou Mazzola. Et puis la bibliothèque palatine aux millions de manuscrits et d'incunables. Ou encore le théâtre Reggio, inauguré en 1829, piège doré et supplice pour ténors improbables au pays de Verdi. Marie-Louise d'Autriche, que les Parmesans révèrent, deuxième épouse de Napoléon et bienfaitrice de la ville, le fit construire et l'a légué de même que le conservatoire de musique. Le Reggio, au public intraitable et connaisseur, où Pavarotti ne risquait pas ses contre-ut et qui fit suer sang et larmes à la Callas.
Parme, c'est l'art du Corrège, le génie de Benoît Antelami, sculpteur et architecte. Le mélange du patrimoine et de la gastronomie, de la culture et du terroir. Une ville de tourisme et de tradition dont seule l'Italie a le secret. Jacques Gantié

• Tout savoir sur le jambon de Parme :
Consorzio del Prosciutto di Parma, 8B via Marco del' Arpa, Parme. Tél. 0039 0521 243 987 et 246211 et http://www.jambondeparme.com

parme_pdg_slega.jpg• Visiter.
L'entreprise Slega, de Stefano et Massimo Borchini, à Langhirano (Via Cesare Battisti, 14 bis, tel. : 0521 852 841). Cette pme et valeur sûre, produit environ 50 000 jambons d'origine protégée (DOP) par an. Les cuisses transformées proviennent de cochons de 9 à 12 mois (120 à 175 kg).

Stefano Borchini, p.-d. g. de Slega








• À savoir :

L'Italie produit chaque année 40 millions de jambons, dont 9,5 millions de Parme. 3 000 personnes sont employées dans l64 maisons de production de la région de Parme. Langhirano en est le cœur névralgique (près de 70 % de la production) et le premier des douze villages situés au sud de Parme, à 7 Km de la Via Emilia, sur une terre sans humidité caressé par l'air des montagnes et de la mer.
 Le premier marché du jambon de Parme est la France (environ 400 000 jambons par an) devant les Etats-Unis, l'Angleterre étant le premier client de « prétranché ». Pour un jambon de 14 mois, le prix du kg varie en Italie entre 25 et 30€, contre 60 à 80€ en France.

•  Lire :
« Le jambon de Parme, dix façons de le préparer » de Nathalie Le Foll (Editions de l'Epure).

• À table :
Deux trattorie de cuisine authentique à ne pas manquer dans les proches environs de Parme :
« Masticabrodo » 45 strada provinciale per Torrechiara, Pilastro (0521 639 110 et trattoria@masticabrodo.com ). Au cœur de la région du Parme (9 km de Langhirano), pour la sincérité de la cuisine, le jambon de 30 mois, le délicieux bouillon aux anolini farcis au chapon et veau, les taglioglini, les tripes à la parmesane, l'accueil adorable du couple de restaurateurs, sans oublier le bargnolino, digestif aux baie sauvages. Masticabrodo signifie « manger le bouillon ».
« Trattoria ai Due Platani » 104A via Budellungo, Coloreto (0521 645 626). Épatante cuisine du produit de Mateo Ugolotti : torta frita et Parmiggiano Reggiano de 30 mois et vinaigre balsamique de Modène (de 30 ans !), très fins tortelli di erbetta, bigoli au ragoût de pintade, sbrisolona (tarte aux amandes typique d'Emilie Romagne) et sabayon...
Dans Parme : « Gran Caffè Orientale » (XVIIIe), piazza Garibaldi (0521 285 819). Également, les 1 étoile de la ville, « Parizzi » rue della Republica et « Al Tramezzo » via del Bono, ainsi que « La Greppia », rue Garibaldi.

(photos Jacques Gantié)


Art et vin. Œnotourisme au cœur des territoires varois

Image Pour sa 11e édition, cette manifestation culturelle propose aux amateurs d’art et d’œnologie, de suivre la carte de 8 territoires varois, pour effectuer une escapade à travers le vignoble, à la recherche des savoir-faire.

PASSION. C’est dans le cadre champêtre du domaine du Jas d’Esclans à La Motte, que les grandes lignes de l’édition 2009 ont été présentées. Paul Bernard, le président de la Fédération des vignerons indépendants du Var, précise « Notre objectif pour 2009 est de permettre aux visiteurs de découvrir cet été toute la richesse et la diversité patrimoniale varoise, les domaines et châteaux, patrimoine viticole ; les œuvres d’artistes s’inscrivant dans ces lieux, patrimoine artistique ; mais aussi des sites naturels et des lieux culturels sur chacun des territoires, patrimoine naturel et culturel du Var. Ainsi, chacun pourra construire son propre circuit découverte incluant la visite d’une ou deux expositions et l’un ou plusieurs des sites environnants, suivant le temps dont il disposera ».
Du côté promotionnel, une brochure, format poche, a été tirée à 30 000 exemplaires et le site Internet a été remanié de manière à permettre une visualisation facile des domaines, des expositions, des cartes des territoires et des lieux à visiter.

• Art et vin
Juillet et août 2009

http://www.art-et-vin.net

Présentation d'Art et vin au domaine du Jas d'Esclans à La Motte (photo Gérard Bernar)

UDOTSI Alpes-Maritimes. Assemblée générale annuelle

Image Cette réunion a permis de présenter de nombreux résultats et d’évoquer les perspectives pour l’année 2010, la création d’un comité de pilotage regroupant les deux UDOTSI et des OTSI des Alpes-Maritimes et de Savoie, afin de réfléchir sur un référentiel développement durable destiné aux OTSI et de l’expérimenter.

CHIFFRES. Les Alpes-Maritimes ont désormais 10 offices de tourisme dépositaires de la marque « Qualité tourisme » (Antibes Juan-les-pins, Beaulieu-sur-mer, Cagnes-sur-mhy er, Cannes, La Colle-sur-Loup, Mandelieu La Napoule, Menton, Théoule, Villefranche-sur-mer, Villeneuve-Loubet), grâce à un accompagnement de l’UDOTSI 06 et au financement croisé du Conseil général 06 et du Conseil régional PACA.
Plus de 7 000 manifestations ont fait l’objet d’un recensement et d’une parution dans le trimestriel « Côte d’Azur en fêtes » et sur le site http://www.cotedazur-en-fetes.com .
La mémoire des festivités comporte 66 000 fiches archivées depuis 1996, consultables sur Internet. 9 modules de formation rassemblant 120 personnes avec 1 407  heures de formation ont été mises en place. Les meublés de tourisme représentent un parc de 2 750 meublés classés et visités et 1 229 chambres d’hôtes avec 448  visites effectuées en un an. 1 brochure départementale répertoriant 435 locations avec l’indication des langues parlées par les propriétaires.
Le réseau des offices de tourisme et syndicats d’initiative des Alpes-Maritimes fédéré par l’Union départementale des offices de tourisme et syndicats d’initiative réunit 80 bureaux d’accueil, soit 72 structures. Ils accueillent 2 millions de visiteurs  sur les 10 millions de touristes, répondent à  plus d’1 million de demandes de renseignement, par téléphone, fax, email, éditent 5 millions d’exemplaires de documentations, emploient plus de 400 employés permanents et 450 saisonniers.

(Photo X)

Hong Kong. Les chefs français à l’honneur

Image 2009 inaugure la première édition de « Hong Kong food & wine year ».

TABLES.
Cette île du bout du monde s’enorgueillit d’avoir son « guide rouge ». Le guide Michelin Hong Kong Macau est le 26e guide de la collection des guides Michelin et la République populaire de Chine  devient ainsi le 23e pays couvert par le célèbre guide rouge. 202 établissements dont 169 restaurants à Hong Kong, 24 établissements étoilés sur l’île de Hong Kong,  dont 14 une-étoile, 7  deux-étoiles et 1 trois-étoiles (chinois). Nous pouvons être fier en France de « L’atelier Joël Robuchon » avec ses deux-étoiles, ainsi que le restaurant Amber, dans l’hôtel Mandarin Landmark. Pierre Gagnaire vient de gagner sa première étoile pour le restaurant « Pierre » à l’hôtel Mandarin Oriental. L’office de tourisme de Hong Kong aime à voir les touristes découvrir ces établissements. 
Chez Pierre, Philippe Orricco, le jeune chef et Pierre Legrandois, sommelier, orchestrent une cuisine inventive, telle que Pierre Gagnaire est capable de générer. De l’œuf à 63° au « note à note », du foie gras chantilly à l’avocat et au radis noir, tout est harmonieux, surprenant et  extraordinaire d’originalité.
« Hong Kong food & wine year » a débuté en avril 2009 et se poursuivra avec quelques points d’orgue en octobre. Pendant toute cette période, les chefs français viennent jouer une partition gourmande dans les établissements hongkongais. Certes, on ne passe pas par là par hasard, mais le tourisme d’affaires ne cessant de se développer, si le business vous vous y conduit, n’hésitez pas à faire les grandes tables de cette île, un moment de calme dans cette ville grouillante et bruyante. M.A.

En ouverture : Philippe Orricco, chef de cuisine du restaurant  « Pierre » au Mandarin Oriental à Hong Kong. (Photo Magali Aimé)

Rhône tourisme. Atelier culinaire à la Villa des Chefs à Aix-en-Provence

Image La villa de Karine Lombard a accueilli l’équipe du comité départemental du tourisme du Rhône et Philippe Gauvreau, chef 2 étoiles Michelin, venus en voisins vanter les atouts de leur département.

DÉCOUVERTES. Philippe Gauvreau, l’ambassadeur gourmand, chef du restaurant éponyme ouvert début mars au sein du Pavillon de la Rotonde à Charbonnières-les-Bains, est venu pour parler de ce département riche en produits et en vins, berceau d’une cuisine traditionnelle et riche, immortalisée par les « mères », perpétrée ensuite par de grandes toques. Si les célèbres « bouchons » dans le vieux Lyon sont toujours aussi recherchés, les nouvelles tables contemporaines, et leur nouvelle génération de cuisiniers, font avancer et évoluer la gastronomie. Philippe Gauvreau, ancien chef de partie à « La Bonne Auberge » à Antibes avec Joe Rostang, chef de partie au « Negresco » à Nice, puis sous-chef chez « Ledoyen » avec Jacques Maximin, fait partie de cette famille. Ces plaisirs de la table, ces producteurs fermiers qui vous accueillent chez eux, ces vignerons alliés de la gastronomie locale, du Beaujolais, des coteaux lyonnais, de Côte-Rôtie, de Condrieu, sont à découvrir le temps d’un week-end ou d’un court séjour.

De nombreuses offres vous sont proposées sur http://www.rhonetourisme.com/idees-de-sorties

En ouverture : Philippe Gauvreau, en compagnie de Jérémy Degras, présente les produits de la région lyonnaise et rhodanienne, qui serviront de base au menu servi à La Villa des Chefs à Aix-en-Provence.

villa_des_chefs_gauvreau2.jpgPhilippe Gauvreau
met la dernière main
à son amuse bouche
« les légumes
printaniers
de « papy Bail »
et mozzarella bufflonne rafraîchie
d’une crème
de petits pois
des Monts d’Or
».

(photos Gérard Bernar)


Côte d’Azur. Avril : un bon bilan grâce aux Français

Image Le mois d'avril, avec le week-end de Pâques en milieu de mois cette année, marque traditionnellement le début de la haute saison touristique sur la Côte d'Azur.

BAROMÈTRE. Après un 1er trimestre fortement affecté par la baisse de la demande touristique, le bilan du mois d'avril présente un profil plus habituel, voire rassurant pour la période d'affluence estivale à venir. Le flux global apparaît relativement stable, mais l'hôtellerie continue de pâtir du contexte économique, qui pousse la clientèle à privilégier les hébergements collectifs à moindre coût, et notamment les résidences de tourisme.
La tendance à la baisse des marchés étrangers se poursuit : on note une perte de 7 % pour le total des nuitées étrangères en hôtels et résidences.
En revanche, le marché national apparaît solide et porteur dans le contexte actuel. Les nuitées françaises en hôtels et résidences sont stables par rapport à avril 2008, et à un bon niveau, tandis que les séjours de Français venus par avion ont fortement augmenté, de plus de 60 %. Le total atteint presque les 80 000 séjours avion français, un record historique absolu pour ce mois, qui permet de compenser entièrement la baisse des séjours avion étrangers (-15 %).
Le marché national ressort ainsi comme le meilleur soutien à l'activité touristique pour la période actuelle. En effet, depuis le début de l'année tous les marchés étrangers ont réduit leur émission vers la destination, et même les marchés dits « émergents » marquent une pause dans leur croissance. Il n'existe donc pas actuellement de relais de croissance parmi les clientèles étrangères (hormis les Américains dont la chute semble endiguée), permettant de compenser, notamment, le reflux des Britanniques et des Italiens (respectivement -15 % et -8 % en avril).
• Pour consulter le baromètre tourisme Côte d'Azur d'avril 2009 et les dernières tendances statistiques : http://www.touriscope.com/v2/barometre/

(photo Gérard Bernar)

Prix National de l’œnotourisme. Innovantes ou pérennes, faites connaître vos réalisations !

Image Paul Dubrule, co-fondateur du groupe Accor, aujourd’hui président du Conseil supérieur de l’œnotourisme, a annoncé le 17 mai, le lancement du « Prix national de l’œnotourisme ».

CONCOURS
. Placé sous le parrainage du ministère de l’Agriculture et de la Pêche et du secrétariat d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme et des Services, ce prix récompensera 4 initiatives simples et rapidement transposables dans 4 catégories :
• mise en valeur touristique d’un caveau ou d’un site viticole ;
• hébergement ou restauration dans le vignoble ;
• mise en réseau de maisons de vin avec d’autres ressources touristiques ;
• promotion d’un produit d’agrotourisme.
Une opération directement liée à la nouvelle loi de développement et de modernisation des services touristiques, adoptée par le Sénat et qui fera l’objet d’un vote à l’Assemblée nationale le 15 juin. Première mesure : création d’un opérateur public unique, exit l’ODIT et Maison de la France, bonjour l’Agence de développement touristique.
Le but, une recherche innovante pour préparer le tourisme de demain, décloisonner professions directes et indirectes au tourisme, et frontières. Le touriste qui vient d’horizons lointains sera séduit par un produit transfrontalier. Par exemple, une route des vins du Rhin associant vins d’Alsace et vins allemands. D’autre part, l’activité touristique a un impact sur l’aménagement du territoire, les modes de vie, la rénovation urbaine, l’intercommunalité et modifie la vie quotidienne de tous. À l’heure de l’augmentation du temps de loisir, le tourisme de proximité peut être complémentaire des autres clientèles. Un touriste, c’est combien de chambres, de repas, d’entrées dans des activités diverses, mais aussi combien de shopping ou de dépenses de transport ?
Autre objectif, définir une stratégie de développement durable reposant sur une gestion environnementale rigoureuse.
Le Prix National de l’œnotourisme est ouvert à tous les acteurs du monde du vin, du tourisme et du patrimoine sur 3 critères d’évaluation :
• l’impact positif sur l’œnologie
• l’approche d’ouverture avec différents secteurs
• le caractère économiquement viable du projet.
Le jury sera le conseil supérieur d’œnotourisme, composé de personnalités du monde du vin, du tourisme et de la presse sous toutes leurs formes. Il décernera aux lauréats gagnants, une plaque qui pourra être apposée sur le site et ils pourront bénéficier d’une campagne de relation presse en France et dans le pays de leur choix.
Le concours est gratuit, le dossier téléchargeable sur http://www.prix-oenotourisme.com ou sur demande au Conseil supérieur agence Pain Vin et Company 18, rue Duphot 75001 Paris où il devra être déposé avant le 17 août 2009. Il va sans dire que les initiatives primées devront prôner une consommation responsable du vin ! MCG.

(photo MCG)

Côte d’Azur. Stabilité de la fréquentation en 2008

Image TENDANCES. Le nouveau contexte économique global ne s'est pas traduit, pour la Côte d'Azur, par une perte de fréquentation touristique sur l'année 2008. Toutefois, la tendance positive, observée jusqu'en été, s'est trouvée effacée par des résultats moins favorables enregistrés au cours du 4e trimestre.
Globalement, l'activité des hôtels et résidences a atteint les 12 ,3 millions de nuitées en 2008, un total strictement identique aux performances des années 2006 et 2007. L'occupation hôtelière a perdu un demi-point à 62 %, tandis que les résidences de tourisme ont gagné 2 points à 67 %.
Ce sont les hébergements économiques qui sortent bénéficiaires de l'évolution qualitative de la demande touristique : la fréquentation des hôtels 0 ou 1 étoile augmente de 7 %, celle des villages de vacances progresse de 3 %, et les Gîtes de France ont gagné 11 %, réalisant leur meilleure performance depuis 2003.
Le transport aérien accroît sa part de marché en 2008 : dans un contexte de stabilité du nombre de visiteurs, les visiteurs utilisant l'avion ont augmenté de 7 %, et approchent les 2,7 millions de séjours, soit 185 000 séjours supplémentaires par rapport au dernier record, parmi lesquels environ 100 000 séjours « affaires » de plus qu'en 2007.
Les musées et sites de visites achèvent aussi l'année 2008 sur un gain du nombre d'entrées, en hausse de plus de 4 % à près de 3 millions. 
Il apparaît difficile d'anticiper l'évolution prochaine de la demande. Clairement, la dynamique des marchés se trouve entravée par la crise économique, mais, dans le même temps, la destination pourrait bénéficier d'un arbitrage favorable du fait de son accessibilité et de la diversité de son offre. On observe ainsi le retour de certaines clientèles traditionnelles (Français, Belges, Allemands) qui pourrait compenser en 2009 une probable perte sur les marchés de longue distance et sur le Royaume-Uni, fortement pénalisé par la baisse du cours de la livre. Baromètre Tourisme Côte d'Azur

En ouverture : Petit-déjeuner sur la terrasse de la suite junior Royale du Château Eza à Eze village (photo X)

CRT Riviera Côte d’Azur. Mission au Moyen-Orient

Image DEVELOPPEMENT. Une délégation de près de 40 personnes représentant les acteurs du tourisme azuréen, fédérée par le CRT Riviera Côte d’Azur, est allée à la rencontre des professionnels du tourisme moyen-orientaux afin d’appuyer le développement des vols de la compagnie aérienne Emirates entre Nice et Dubaï. Aujourd’hui passés de 3 (via Rome) à 5 vols directs hebdomadaires, la compagnie aérienne propose une offre exceptionnelle soutenue par les grandes villes du territoire, Monaco, Nice et Cannes.

En ouverture : de gauche à droite, une partie de la délégation : Pascal Lepetre (directeur Maison de la France – moitié est), Dominique Charpentier (directeur général CRT Riviera Côte d’Azur), Nada Yafi (consul de France), Ian Mc Dougal (Emirates) et Rudy Salles (président du parlement méditerranéen, député et vice-président de l’Assemblée nationale, adjoint à la mairie de Nice, délégué tourisme et relations internationales)

(photo X)

La carte Le Club Cannes. La ville lance une nouvelle saison touristique

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INNOVANT. Cette offre a été lancée et présentée le 7 octobre dernier par David Lisnard, premier adjoint au maire et président du palais des festivals et des congrès, de Martine Giuliani, directeur général du palais des festivals et des congrès, de Jean-Jacques Lottermoser, directeur du tourisme de Cannes et de Michel Chevillon, président du syndicat des hôteliers de Cannes et environs. L’enjeu est de faire de Cannes une destination urbaine au bord de l’eau, en développant notamment une nouvelle saison automne-hiver. Ainsi, la direction du tourisme développe 20 week-ends à fort contenu d’activités et de prestations, du 1er novembre 2008 au 31 mars 2009, à destination de la clientèle des mégalopoles situées à moins de trois heures d’avion, avec la volonté que cannes devienne le resort court séjour.
La carte Le Club Cannes est une formule inédite de séjours événementiels packagés. La brochure « Le Club », le calendrier des week-ends, la liste des hôtels participants et l’ensemble des partenaires, sont téléchargeables sur le site http://www.cannes-leclub.fr
L’adhésion et le règlement en ligne de la carte de membre est également possible sur le site. (Photo X)

Le tourisme en juin 2008. Une fréquentation estivale stable

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CÔTE D’AZUR. Comme on pouvait s'y attendre, du fait du renchérissement des coûts de transports et de la faiblesse actuelle de l'économie française et européenne, l'été 2008 ne sera pas un crû exceptionnel pour le tourisme. Toutefois, le bilan final, dressé fin septembre, devrait s'inscrire dans la moyenne des dernières saisons estivales.
Le volume global des visiteurs à destination de la Côte d'Azur s'est maintenu en juin, avec une baisse pour les Français et une petite hausse pour les étrangers, mais le début juillet apparaît légèrement inférieur à l'an passé. C'est notamment le cas pour le moyen et haut pays, tandis que la tendance est meilleure pour le littoral urbain et balnéaire.
 La clientèle a fortement réduit ses dépenses, surtout sur le littoral balnéaire, et privilégie les hébergements plus économiques. De ce fait, l'hôtellerie haut de gamme perd quelques points d'occupation au profit des autres catégories. Les hébergements locatifs, résidences de tourisme et gîtes, sont les principaux bénéficiaires de cette évolution, tandis que l'activité apparaît plutôt en baisse pour les campings, les restaurants et les activités loisirs culture.
 On observe, cet été, une tendance meilleure pour le tourisme urbain, avec un volume de clientèle en hausse et un bon maintien du pouvoir d'achat, tandis que les autres espaces, petites stations littorales, mais surtout moyen et haut pays, pâtissent davantage de la faiblesse de la demande. 
Cela étant, selon les professionnels le cœur de la saison estivale, de mi-juillet à mi-août, sera tout à fait satisfaisant : 71 % d'entre eux jugent le niveau des réservations pour cette période « bon ou très bon » (dont 1 sur 5 qui l'estime « très bon »). Les résultats attendus pour cette période seront « bons ou très bons » pour 80 % des résidences de tourisme, 77 % des organisateurs d'activités loisirs culture, 69 % des villages de vacances, 54 % des campings et 50 % des hôtels et des restaurants. Comité régional du tourisme Riviera - Côte d'Azur
• http://www.touriscope.com/v2/barometre (Cap d'Ail - photo X)


les_issambres.jpg
VAR.
L’avant saison (mai juin 2008) est jugée comme assez bonne à très bonne pour 68 % des professionnels varois interrogés.
2 professionnels varois sur 5 considèrent la fréquentation française plutôt stable comparativement à l’an dernier. Toutefois, près d’un tiers d’entre eux l’estiment en baisse.
Comme pour la clientèle française, la clientèle étrangère est perçue en léger retrait par 2 professionnels sur 5. Cette tendance à la stabilité, voire à la baisse, est assez communément partagée. Ce sont principalement les clientèles allemandes et néerlandaises qui sont les plus citées en diminution.
Pour le prolongement de la saison, les professionnels interrogés paraissent plutôt confiants (7 cas sur 10). Certains toutefois sont assez réservés. On les retrouve plus particulièrement sur l’arrière-pays, dans l’hôtellerie de plein air, ou la restauration. 76 % des professionnels jugent très bon à assez bon le niveau de réservation pour la période estivale. Comité départemental du tourisme Var (Les Issambres - photo Office du tourisme Roquebrune-sur-Argens)

Comité régional du tourisme Riviera-Côte d'Azur. La fréquentation estivale 2008 s’annonce bonne

Image CONJONCTURE. Une enquête d’opinion, menée le 17 juin par l’Observatoire du tourisme de la Côte d’Azur auprès d’un panel de 200 professionnels du tourisme azuréen (représentatif de l’accueil, des hébergements, restaurants et activités touristiques du littoral, du moyen et du haut Pays), donne les résultats suivants sur la période de début mai à mi-juin 2008.
La fréquentation est jugée à 53 % bonne ou très bonne, 19 % assez bonne, soit 72% d’opinions favorables. Et à 11 % assez mauvaise, 15 % mauvaise ou très mauvaise (2% ne savent pas). En comparaison de la période équivalente de 2007, les résultats sont jugés à 30 % supérieurs ou très supérieurs, 27 % équivalents, 27 % inférieurs, 10 % très inférieurs (6% ne savent pas).
Météo moins favorable et baisse du pouvoir d’achat, sont présentés comme les principales causes du recul constaté par certains professionnels. 
La clientèle française apparaît stable, par rapport à l’an passé, pour 46 % mais en baisse pour 32 % et en hausse pour seulement 14 % (8% ne savent pas). 
La clientèle étrangère apparaît stable pour 39 %, mais en augmentation pour 26 % et en baisse pour 25 % (10 % ne savent pas). Dans l’ordre, Britanniques, Italiens, et Allemands sont cités comme les étrangers les plus présents sur cette période, suivis des Belges puis des Hollandais.
Cela étant, le point noir conjoncturel reste, pour les professionnels, le niveau de dépense de la clientèle. Ainsi, les dépenses seraient pour 41 % en diminution, 39 % stables, 7 % en augmentation (13% ne savent pas).
L’indice de confiance pour la suite de la saison estivale est élevé, comme l’an passé. Ainsi 13 % se déclarent « très confiants », 60 % se déclarent « assez confiants », soit 73 % de professionnels plutôt confiants. Tandis que 20 % se déclarent « peu confiants », 4 % « pas du tout confiants », soit 24 % d’opinions négatives (3 % ne se prononcent pas).
Le niveau actuel des réservations jusqu’à septembre est jugé « très bon » par 12 %, « assez bon » par 61 %, « assez mauvais » par 15 % et « très mauvais » par 3 % (9 % ne se prononcent pas).
Compte tenu de la tendance croissante à la réservation tardive des séjours, ce résultat apparaît globalement très positif pour la Côte d’Azur, un peu moins cependant pour le haut Pays (27 % d’opinions négatives).
Photo X

Nice Riviera Pass. L’indispensable passeport

Image SESAME. L’office du tourisme et des congrès de Nice vient de lancer la carte Nice Riviera Pass. Ce produit « tout compris » a été conçu selon le modèle de cartes existant dans les grandes capitales européennes afin d’optimiser le séjour des visiteurs : sésame unique pour l’utilisation illimitée du bus touristique « Nice, le grand tour », l’accès à de nombreux sites, musées et offrant aussi de maints avantages dans des boutiques, restaurants, ateliers d’artistes...
Elle se décline en 3 versions 24 h, 48 h et 72 h dont le prix est respectivement de 24 €, 36 € et 54 €. Elle s’accompagne d’un guide d’une soixantaine de pages, réalisé en quatre langues -français, anglais, allemand et italien- conçu comme un complément pratique à toutes les visites proposées.
Renseignements grand public : 0892 707 407 (0,34 €/mn) ou http://www.nicetourisme.biz
Restaurants participants : Aphrodite, Boccaccio, Coco beach, Lou Balico, La maison de Marie et l’Univers.

Mercantour gourmand ! Nature, randonnées et gastronomie

Image HAUT-PAYS. Le dimanche 8 juin prochain, tous les amoureux de la nature sont conviés à se retrouver autour de randonnées gourmandes au cœur du parc national du Mercantour. Au programme de ces quatre parcours pédestres au départ du Boréon : nature, randonnées et gastronomie orchestrée par Jacques Chibois, chef 2 étoiles Michelin® de la Bastide Saint Antoine à Grasse qui vous proposera un pique-nique gourmand, dont les mets seront composés grâce aux productions locales, afin de valoriser le savoir-faire et l’identité gastronomique du haut pays.
Coût de la journée : 30€ pour les adultes et 20€ pour les enfants (–12 ans).
Le programme de la journée, les parcours proposés sont à découvrir dans la rubrique « N° spécial » de notre site (photo X).
Renseignements et réservations : CRT Riviera Côte d’Azur – Delphine Guetat –
Tél. (0)4 93 37 78 78
- d.guetat@guideriviera.com

Mercantour gourmand ! Pique-nique chic

Image RANDONNÉES. Jacques Chibois a accueilli à La Bastide Saint Antoine à Grasse des responsables de refuges du parc national du Mercantour, pour les former à la confection de paniers gourmands destinés aux randonneurs qui vont se retrouver autour de 4 itinéraires gourmands aux alentours de Saint Martin de Vésubie à partir du Boréon, le dimanche 8 juin 2008. Les responsables de refuges ont pu choisir à travers une soixantaine de recettes simples de soupes, de salades, de terrines, de viandes, de volailles, de desserts, proposées par le chef étoilé.  
Cette première édition du « Mercantour Gourmand ! » dans les Alpes-Maritimes, relayée par le Comité régional du tourisme, le parc national du Mercantour, le Club alpin français et la Fédération française de randonnée, se veut novatrice et permettra au public de découvrir, dans des conditions ludiques, conviviales et sportives, le meilleur du haut pays azuréen, qu’il s’agisse de la beauté des sites ou du savoir-faire local.
Réservations à partir du 2 mai auprès du CRT Riviera Côte d’Azur Delphine Guetat (0)4 93 37 78 78
Tarifs randonnées gourmandes accompagnées 30€ (adultes) et 20€ (enfants de moins de 12 ans)

Les responsables de refuges dans les cuisines de La Bastide Saint Antoine avec Jacques Chibois et Gaston Franco (photo Gérard Bernar)

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